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Pierre-Yves Carlier
Publié le 28/08/2026
Tags(s): obésité en Guyane - surpoids - IMC - traitement de l’obésité - médicaments contre l’obésité - remboursement Assurance Maladie - nutrition - activité physique - CHU de Guyane - santé en Guyane
En Guyane, 37,8 % des femmes et 19 % des hommes souffrent d’obésité. S’y ajoutent 29 % de femmes et 37,9 % de femmes en surpoids. Un suivi nutritionnel ou psychologique, la reprise de l’activité physique sont des pistes pour tenter d’y faire face.
Depuis le 15 juin, certains médicaments contre l’obésité sont pris en charge par l’Assurance maladie… sous conditions. Tout d’abord, ils ne peuvent jamais être proposés en premier. Les personnes souffrant d’obésité doivent d’abord être accompagnées sur le plan nutritionnel par un spécialiste pendant au moins six mois. Le patient devra modifier son hygiène et son alimentation, et être suivi sur le plan médical. Enfin, ce traitement ne doit pas être utilisé à des fins esthétiques.
Pour être remboursé, le patient doit souffrir d’un indice de masse corporel, l’IMC, supérieur à 40, ou à 35 avec des comorbidités. Le traitement sera ensuite appelé à durer, l’obésité étant une maladie chronique. Ceux qui l’arrêtent le traitement reprennent en moyenne 70 % du poids perdu en un an.
En Guyane, pour être pris en charge par l’Assurance maladie, le traitement doit être prescrit en premier lieu par les endocrinologues, les médecins nutritionnistes et les chirurgiens bariatriques du CHU de Guyane – site de Cayenne. Le renouvellement pourra ensuite être réalisé par le médecin traitant. Les patients ayant démarré un traitement avant le 15 juin devront se tourner vers le centre spécialisé de l’obésité de l’hôpital de Cayenne, s’ils veulent être remboursés.
Composé d’un médecin nutritionniste, d’une infirmière, d’une nutritionniste, d’une psychologue et d’un éducateur en activité physique adaptée, le centre spécialisé de l’obésité se charge d’organiser le parcours des patients. Il suit environ 300 personnes, soit ses capacités maximales. Pour l’instant, il ne prévoit pas d’accepter de nouveaux patients d’ici à début 2027.
Outre le traitement médicamenteux, il peut aussi orienter les patients vers la chirurgie bariatrique. Il organise le suivi nutritionnel et psychologique de la file active.